Europeana est une bibliothèque numérique européenne lancée en novembre 2008 par la Commission européenne.

Elle fait suite au prototype de bibliothèque en ligne développé par la Bibliothèque nationale de France (BnF), dans le cadre du projet de Bibliothèque numérique européenne.

Europeana est assez proche de Gallica, mais bénéficie d’une interface graphique plus moderne et d’une indexation plein texte plus évoluée.

La question des droits d’auteurs est une des grandes difficultés de ce type de projet. Il entre en concurrence avec la bibliothèque en ligne de l’Américain Google.

Europeana rassemble (pour son ouverture) environ 12 000 documents libres de droits, en mode image et en mode texte (obtenus par OCR) issus des collections de la BnF (7 000), notamment à partir de Gallica, de la Bibliothèque nationale Széchényi de Hongrie et de la Bibliothèque nationale du Portugal.

Commencée à l’été 2006 afin de la soumettre à ses partenaires européens, la pré-version d’Europeana a été mise en ligne le 22 mars 2007, à l’occasion du Salon du livre de Paris.

Le 29 mai 2008, la commissaire européenne Viviane Reding annonce la fermeture du premier prototype et le lancement de la Bibliothèque numérique européenne, qui reprend le nom d’Europeana, le 20 novembre 2008[1], jour de son lancement officiel par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso[2]. Elle est accessible dans les 21 langues officielles de l’Union européenne.

Depuis cette date, deux millions de documents culturels numérisés (livres, peintures, photos, films, musique, etc.) sont consultables gratuitement sur son site Internet[2] avec l’objectif de dépasser les 10 millions de documents en 2010[2].

Le soir du 20 novembre 2008, le site doit fermer car ses trois serveurs, surchargés par la fréquentation, sont insuffisants.